Nos projets

En plus des événements réguliers et des activités de coworking,
la Cantine brestoise lance et héberge des projets !
N'hésitez pas à nous en soumettre

La grande école du numérique

Le projet “Code.bzh” vient d’être labellisé par le ministère de l’Education. Porté par l’ISEN Brest, ainsi que la cantine numérique de Brest et la Maison de l’emploi et de l’insertion professionnelle du pays de Brest, il vise à former une promotion de trente personnes aux métiers du numérique.
La formation est gratuite pour les formés sans condition de diplôme.

Le public ciblé est : toute personne de 18 à 45 ans désireuse de se former aux métiers du numérique, avec un focus particulier sur :

  • les jeunes de 18 à 25 ans
  • les femmes
  • les personnes en reconversion professionnelle

Les six mois de formation aboutissent à une certification. Ils se scindent en deux temps :

  • un trimestre généraliste avec pour la thème l’employabilité : culture numérique, développement personnel, expertise technologique
  • un trimestre de spécialisation avec au choix : le front end, le back end ou le web-marketing/communication

Projet soutenu par : L’Etat, Le Conseil départemental, Brest métropole, le Pays de Brest, West Web Valley, French Tech Brest +, Créations web, Investir en Finistère, le Crédit Agricole, Sato Relais…

La collecte et la mesure via les Remora

Remora est un dispositif mobile ou fixe permettant la récolte de données diverses. Il est connecté et permet donc la collecte, l’analyse et la visualisation des données en temps réel pour diverses applications orientées smart city : transport, santé…

Les données obtenues par le biais du crowdsourcing (par la foule/citoyens/utilisateurs) seront ouvertes (open data) et donc disponibles à tous ceux qui souhaitent les exploiter ou les consulter. Avec ces dispositifs, l’individu produit entre autre de la donnée environnementale in situ à partir de capteurs et ces données sont mutualisées afin d’enrichir une représentation collective de certains phénomènes.

Notre volonté est que les dispositifs mobiles soient accessibles technologiquement au plus grand nombre. C’est pourquoi nous nous efforçons de travailler avec des composants électroniques ouverts qui favorise le Do It Yourself (DIY ou fais-le toi-même) comme Arduino ou Raspberry Pi.

Pourquoi le nom de Remora ?
Le remora est un genre de poissons à ventouse célèbre pour leur association phorétique avec les requins. « La phorésie est un type d’interaction entre deux organismes où un individu (le phoronte) est transporté par un autre (l’hôte). Il s’agit d’une association libre (les sources de nourriture de l’un et l’autre partenaires étant indépendantes) et non-destructrice (le transport en question n’occasionne pas de dommages physiologiques particuliers). L’espèce transportée est dite « phorétique ».
Le dispositif mobile étant fixé à l’aide d’une ventouse sur un véhicule, il nous a donc paru évident qu’il faisait partie du genre remora. Le dispositif fixe nous est apparu indispensable pour d’autres usages (piéton, point de rencontre…)

Les objectifs de Remora
L’OMS évalue à deux millions par an le nombre de décès prématurés liés à la dégradation de la qualité de l’air (30 000 en France).

Dans ce contexte, le projet Remora permet :

  • de déployer à terme un réseau social de mesures géolocalisées de pollution, de flux ou autre à l’endroit où chacun vit et respire, afin de compléter et de préciser les mesures officielles ;
  • d’émuler de nouveaux services urbains ou de politiques publiques sur la base des données produites et accessibles ;
  • de démocratiser les outils de mesure afin de rendre chaque citoyen praticien et coproducteur de données pour son propre compte mais aussi à l’attention des pouvoirs publics et de quiconque trouvera un intérêt à les exploiter (associations, laboratoires de recherche, entreprises, etc.) ;
  • de faire exister les données comme des biens communs (air, eau, etc.) à travers leur mesure (« mesurer, c’est faire exister ») ;

La question de l’appropriation citoyenne est essentielle dans le projet Remora. Elle passe par quatre canaux identifiés :

    • l’utilisation de technologie accessible au grand public en « Do-It-Yourself » (raspberry, arduino).
    • le partage des savoirs par l’organisation de BarCamp / Build Camp2 afin que les acteurs de la vie citoyenne puissent construire leur propre Remora avec un accompagnement sur les technologies et leurs usages. Pour cela, nous nous appuierons sur le fort maillage des tiers-lieux notamment via le réseau des Cantines et des fablabs de Bretagne et de France.
    • faire connaître les bases de données et qu’elles soient utilisées au mieux. De par les passerelles déjà créées avec les médias régionaux, la Cantine sensibilisera la presse pour faire connaître et mieux communiquer ce projet.
    • la construction avec des acteurs de la vie citoyenne (maisons et comités de quartiers), et des acteurs professionnels concernés pour en faire connaître l’existence et les usages.

Usages

Des usages directs dans le domaine du transport et de la santé ont été identifiés. Voici quelques exemples d’usages, d’applications et de réutilisation des données issues des remoras qui pourraient intéresser des acteurs aussi bien publics que privés :
• Covoiturage temps réel pour trajets urbains et péri-urbain ;
• Cartographies de la ville : qualité de l’air, sonore, vent… ;
• Informations géolocalisées ;
• Alimentation de plateformes tierces (Etalab, SmartCityzen, OpenStreetMap…) ;
• Transition énergétique de la Bretagne : les cartographies alimentées par les données des remoras permettraient également de localiser les endroits les plus adéquats pour installer des dispositifs solaires ou éoliens en mobiliers urbains / ruraux (exemple : mini-éoliennes, Arbre à Vents de NewWind, revêtements intelligents) en déterminant de manière dynamique et par croisement de données des conditions d’éclairages, de températures ou de vents appropriés.

Élargissement du projet

Une fois mature, le projet intégrerait d’autres partenaires :
• par la documentation et la publication sous licences libres des plans et codes des Remoras ce qui permettra à toute personne intéressée de pouvoir le reproduire dans son pays, de les modifier et les améliorer.
• à la fois sur la montée en puissance technologique (partenariats avec des étudiants
d’écoles spécialisées ou des professionnels, bureaux d’études et entreprises régionales compétentes) ;
• sur les acteurs du maillage des territoires (local, régional, national) à travers les réseaux routiers pour élargir la masse des données ;
• version cycliste ;
• version nautique : dans le cadre des fêtes nautiques Brest 2016, nous prévoyons la réalisation d’un prototype marin qui permettra d’obtenir des données de trajet, de vitesse des bateaux mais aussi de pollution de l’eau ;
• Couverture réseaux (3G/4G) : identifier des zones libres d’ondes ou à l’inverse pour les professionnels demandeurs de réseaux fiables voire ultra-fiables, identifier des zones non-couvertes pour permettre à certains acteurs de proposer des solutions palliatives et alternatives ;

Une mobilité pour tous sur Brest métropole

Le projet Carto-Mobilité est né d’une idée commune entre l’association Tiriad et la Cantine Numérique de Brest d’utiliser le numérique pour faciliter l’accessibilité multi-handicap et mobilité douce (déplacement à pied, à vélo..) sur Brest métropole. Comment ? En constituant une base de données sur des équipements et services qui existent en terme d’accessibilité sur ce territoire. Ces données sont directement représentées sur une carte.

Un outil pour aider à se déplacer dans la ville

Oui, mais pas n’importe laquelle ! Une carte que l’on peut modifier librement en ligne. Elle nous permet de voir, de modifier, d’utiliser librement les données géographiques de n’importe quel endroit dans le monde. C’est un peu le ” Wikipédia des cartes “, et s’appelle OpenStreetMap (OSM). C’est le fruit de millions de bénévoles de par le monde. Les données produites dans le cadre du projet Carto-Mobilité seront ensuite intégrables dans des applications webs, mobiles permettant de se repérer, de se déplacer dans l’agglomération.

Un projet participatif
Et ces données, qui les collectent ? Des habitants, des associations liées au monde du handicap, des membres de la communauté OpenStreetMap. Toute personne ou organisme intéressé par ce projet.
Pour apprendre à collecter ces données et à appréhender l’espace urbain, le projet Carto-Mobilité propose :

  • des temps de formations ouvertes à toutes les personnes qui s’intéressent au projet OSM.
  • des cartoparties, temps évènementiels ouverts pour découvrir et partager ensemble notre environnement.

Objectifs opérationnels

  • Favoriser les rencontres entre habitants, acteurs mobilisés dans la ville et services publics autour d’un projet collaboratif favorisant le mieux vivre ensemble, la connaissance de l’autre pour appréhender ensemble l’espace urbain
  • Développer de nouvelles formes de médiation numérique à destination de publics cibles par une démarche de projet global sur un territoire de vie en s’appuyant notamment sur le réseau des PAPI brestois et des espaces publics numériques
  • Proposer de nouvelles formes d’engagement autour d’un projet issu de la communauté du libre sur Brest et plus largement au niveau mondial. OpenStreetMap n’a pas de limites géographiques !
  • Développer de nouveaux services webs, mobiles pour les habitants de BMO et les visiteurs. Permettre des déplacements facilités par des outils simples, accessibles et librement réutilisables sur d’autres territoires
    Parce qu’on aime jouer
  • Tester de nouveaux outils de collecte : gps, tablette, smartphone, applications mobiles (OSM/flickr) en situation réelle

Le projet est financé par la Région Bretagne, la Fondation de France et la Ville de Brest.

Pour en savoir plus :

01.

Vous avez un projet ?

N’hésitez pas à venir nous en parler, nous sommes toujours à l’écoute si vous avez de nouveaux projets quels qu’ils soient. Conférences, fabrication d’objets, startup weekend à thématique ?

02.

Il peut être associatif ?

La cantine est une association, les projets que nous soutenons ou mettons en place restent toujours dans un cadre ouvert et collaboratif !

03.

Venez nous en parler !

Quoi de mieux qu’une équipe de bénévoles et d’un réseau prêt à se lancer dans de nouveaux projets ? Si jamais cela n’entre pas dans notre cadre, on pourra vous aiguiller vers d’autres structures !